• Vulves, dindes fourées et pervers illettrés, foncez voir «Adopte un Jules.com !»

    Samedi, août 15, 2015 , , , , , , 2

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    On ne va pas se leurrer, passer l’été à Paris n’est pas toujours une partie de plaisir… surtout en août.

    Les restaurants sont pour la plus part fermés, les lieux phares sont pris d’assaut par des envahisseurs étrangers -touristes- et les films en salle sont merdiques. J’en tiens pour exemple les Minions, une daube monumentale.

    Bref, dans ce cas où aller ? Hors de question de s’exiler en périphérie pour aller faire une soirée dans le trou du cul du monde ou de rester enfermer comme un ermite.

    La solution ? Une pièce de théâtre à mois de 15€. Par exemple, allez voir « Adopte un Jules.com ». Vous vous fendrez la poire à vous en faire expulser le tampon hygiénique.

    Mais attention, une petite précision est de mise : ne vous laissez pas influencer par le titre, les sites de rencontres ne sont abordés qu’une petite dizaine de minutes pour dévier ensuite sur les travers de la vie de couple.

    Ça parle donc vulve épilée, dindes fourrées, sites de rencontres pour religieux puceaux, pervers illettrés et belles-mères mal embouchées. Le tout séquencé par des questions du type : Où trouver la perle rare ou faut-il coucher le premier soir. Parfait pour continuer à suivre la pièce sans se lasser même si pour certains ça sent le réchauffer.

    Une pièce rondement menée par un trio de gonzesses à la personnalité bien trempée : une catho qui n’a jamais vu le loup et qui pète parfois les plombs, une Marie couche toi là dont l’intelligence est inversement proportionnelle à sa nymphomanie et une grande gueule qui fait le lien entre les deux.

    Mention spéciale à Emilie Marié qui joue la très sexy Kitty. Ses mimiques et sa gestuelle sont de véritables atouts.

    On saluera également l’interaction avec les spectateurs même si visiblement ce sont toujours les mêmes répliques qui lui sont adressées. Alors oui je conçois qu’on ne peut pas toujours innover mais un peu d’originalité serait la bienvenue, du moins pour que le public se sente valoriser et unique…

    Mais bon c’est un détail !

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  • Les tribulations d’une usagère du métro : épisode 2

    Mardi, novembre 25, 2014 , , , , , , 6

    Le métro démarre enfin et là je remarque des cadres supérieurs d’une cinquantaine d’années qui se croient tout permis et s’assoient les cuisses écartées sur les strapontins. Déjà qu’il n’y a pas de place, ils ne laissent en plus que très peu d‘espace à la personne restée debout à leurs côtés. Sachez messieurs que non seulement vous manquez d’éducation mais qu’en plus cette position ne vous avantage guère. On peut joliment observer votre service trois pièces écrasé dans votre pantalon à pinces. C’est d’un seyant…

    Mais il y aussi des petits égoïstes qui s’accrochent à la barre comme si leur vie en dépendait. Tu te sens concerné ? Ça tombe bien parce qu’une mise au point s’impose. Celle-ci n’est pas ta propriété, tu ne l’as pas achetée, tu dois donc la prêter à tes voisins qui essayent, tant bien que mal, de rester en équilibre, tel des surfeurs, lorsque les conducteurs freinent brusquement. Ça ne sert à rien de lui faire un câlin en la serrant très fort dans tes bras ou de te tenir contre elle en appuyant ton dos car de toute façon je m’y tiendrai coute que coute. C’est mon radeau, ma bouée de sauvetage pour ne pas me retrouver coincée dans la posture du manchot guidé par les mouvements de la foule. Il ne manquerait plus que tu sois non seulement accroché à la barre comme une moule à son rocher mais qu’en plus tu portes un sac à dos, bien droit sur tes épaules. Mais pose le bordel ! Tu ne vois pas que tu me le mets dans la tronche à chaque fois que le métro fait un à-coup !

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    D’ailleurs, entre nous c’est peut-être un peu stupide de vouloir absolument rester accrocher à cette barre lorsque l’on sait qu’elle est infestée de bactéries. Dites vous qu’on peut y trouver des excréments (oui comme dans les cacahuètes), des restes d’urine (je pense aux petits cochons qui ne se lavent pas les mains après avoir touché leur pénis), des microbes (Ébola qui sait ? Humour !), des particules d’écoulements nasales et même de la salive. Oui j’ai déjà eu l’occasion d’observer des enfants la lécher. Visiblement elle devait avoir bon goût vu l’insistance avec laquelle il l’embrassait goulument et lassaient traîner leur langue. Bref, c’est vraiment la merde. Mettez au moins des gants, ça pourra peut-être limiter les dégâts.

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    Bref, les portes se ferment enfin et là… horreur ! J’aperçois les accordéonistes qui baladent leur chariote d’un wagon à un autre, diffusant « Mon amant de Saint-Jean » ou « Padam Padam ». Ils débarquent toujours lorsque les portes se ferment, moment même où tu ne peux plus t’échapper. Je tente tout de même de monter le son de mes écouteurs jusqu’à me faire saigner les tympans mais ils sont trop forts pour moi, leur son si mélodieux parvient à couvrir C2C. Je suis piégée, obligée d’écouter leur sérénade sans pouvoir sauter du wagon en marche pour y échapper.

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    Ils passent ensuite pour réclamer une petite pièce. Et là, soyons francs, nous réagissons tous de la même façon : nous baissons les yeux (genre ne viens pas par ici, je ne te donnerai rien), nous faisons semblant d’être au téléphone (je suis occupé sinon je t’aurai donné quelque chose c’est certain), nous lisons un magazine en le mettant bien haut devant nos yeux (mince je ne t’ai pas vu !) ou le meilleur de tous, nous faisons semblant de dormir (ça marche à tous les coups). Bien entendu toutes ces petites feintes sont généreusement utilisées par l’ensemble des usagers, et cela dans de nombreuses circonstances, autrement dit à chaque fois qu’on nous aborde puisque dans le métro il y a une règle d’or : aucun contact visuel, aucune parole et surtout aucun effleurement. Je dois bien l’avouer, j’utilise très souvent la dernière ruse pour ne pas laisser ma place aux personnes âgées… je me dis que quelqu’un d’autre le fera, alors que ce n’est jamais le cas.

    Après la gêne auditive, place à la gêne olfactive. On doit composer avec ceux qui sentent mauvais : la transpiration, la naphtaline, l’eau de Cologne bon marché… c’est aussi ça la proximité ! Je rappelle d’ailleurs pour ceux qui l’ignorent que la transpiration n’est pas une fatalité. Un petit effort les mecs : un bon déodorant et une douche tous les jours devraient déjà arranger les choses. Surtout que, faute de climatisation, le métro est une fournaise permanente. On peut d’ailleurs percevoir les goutes de transpiration ruisseler le long du front ou du cou de certains. Et vas-y que ça s’essuie avec la main avant de la remettre sur la barre… la fameuse ! Le pire c’est en été lorsque les peaux moites se collent les unes aux autres. Merci à l’inventeur du marcel au passage.

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    Mais mes narines sont surtout mises à rudes épreuves le dimanche matin, jour du Seigneur et des vomis. Je tiens ainsi à chaleureusement remercier les jeunes alcooliques du samedi soir qui laissent les trains dans un état lamentable. Nouilles baignant dans une substance rose et qui coule le long des sièges, odeur cramoisie qui se propage dans toute la rame… c’est un régal (et c’est le cas de le dire). Je me retrouve, comme la plus part des gens, à hyper ventiler dans mon écharpe jusqu’à l’évanouissement. Et oui je suis trop feignante pour changer de wagon, enfin quand c’est possible parce que maintenant avec les nouvelles lignes, le métro n’est qu’un très long et sinueux serpent sans aucune séparation. Au moins pas de jaloux, tout le monde profite de l’odeur qui se faufile délicatement et qui nous arrive en pleine figure grâce à l’appel d’air des fenêtres ouvertes. Pour ma part, je n’ai jamais dégobillé entre les sièges. Je vomi sur le quai, dans un petit coin pour ne pas empêcher les gens de s’asseoir dans le wagon. C’est cela l’éducation.

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    Enfin, la gêne visuelle : je parle de ces spécimens rares qui s’habillent de façon totalement fantasque. Costume jaune, chemise de bucheron, chaussettes bleues, derbies et cheveux gras. N’est pas hipster qui veut. Je ne parlerai même pas des cathos coincées n’ayant jamais vu la vierge. Chouchou dans les cheveux et crocs aux pieds… la tenue parfaite pour éloigner les dragueurs et pervers. Au secours, j’ai les yeux qui piquent.

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    Par gêne visuelle, je parle également de ces petits profiteurs qui lorgnent sur mon magazine parce qu’ils s’ennuient. Je les vois, lire au dessus de mon épaule, sans aucun scrupule. Alors je précise que je ne suis pas une bibliothèque municipale, ni un kiosque à journaux. J’ai couru et fait la queue au Relay et j’ai dépensé toutes mes petites pièces pour acheter ce journal people alors arrête tes bêtises. Plus je vais te griller à regarder les belles images de mon magazine ou à lire mon roman que je vais te jeter des regards assassins. Je préfère même arrêter ma lecture et m’ennuyer profondément que de te laisser faire. C’est dire comment je suis tenace.

    Avez-vous aussi remarqué que pour certains, le métro est synonyme de maison ? Non je ne parle des pas SDF (humour noir totalement inapproprié, j’en conviens) mais des usagers qui pensent que la rame est une salle de bain ou une cuisine. Et vas-y que ça mange Mcdo, embaumant ainsi tout le wagon ou que ça se met du mascara la bouche ouverte, offrant une très belle vue sur les amygdales (j’exagère, ce n’est tout de même pas une gorge profonde^^). Non mais sérieusement, il n’y a rien de très convivial et surtout appétissant à manger goulument un burger sur un strapontin, tout comme il n’y a rien de très romanesque à flirter dans le wagon. Certains s’y font des démonstrations d’affection comme s’ils allaient mourir le soir même. Détendez-vous les amoureux, prenez une chambre ou faites ça dans votre chambre à coucher parce que voir vos langues s’engouffrer avec une telle vigueur dans vos bouches n’est pas très ragoûtant.

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    Me voilà presque arrivée à destination, je n’ai plus qu’une station et là un mec débraillé, saoul et sans doute un peu schizophrène, s’assoit à côté de moi. Et oui c’est toujours comme ça, j’attire tous les mecs bizarres du métro. C’est toujours pour ma pomme. J’essaye de me cacher, de me rendre invisible, comme lorsque je ne voulais pas être interrogée en classe mais malheureusement ça ne marche pas. Je me sens gênée, j’essaye de me faire toute petite, sourde, aveugle et muette quand tout d’un coup, les lumières s’éteignent et le métro s’arrête. « Suite à une coupure de courant, nous allons devoir stationner quelques minutes sur la voie. Merci de rester assis et de ne pas tenter d’ouvrir les portes ». Non mais sérieusement, monsieur le chauffeur, t’es un peu con ou tu le fais exprès ? Penses-tu sérieusement que je vais essayer de sortir dans le tunnel au milieu des rats, quitte à me faire broyer par le métro qui te suit ? Ok je suis coincée avec un fou dans une boîte à sardines plongée dans la pénombre alors que je suis un peu claustrophobe et que j’ai peur du noir. Mais bon je vais me contenter d’attendre de râler et de souffler. Cela dit je vais souffler encore plus fort que les autres pour montrer que je suis en plus mécontente et que je suis encore plus en retard. C’est ce que tout le monde fait non ?

    Bref, je suis sûre que toutes ces situations ne vous sont pas inconnues. À la longue, elles nous font même sourire mais essayez tout de même d’être un usager modèle, qui reste à droite dans l’escalator pour laisser passer les plus pressés et de faire attention à tenir votre parapluie à l’horizontale et non sous le bras, au risque de tuer quelqu’un. C’est dangereux un parapluie, on n’y pense pas assez souvent !

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  • Les tribulations d’une usagère du métro : épisode 1

    Lundi, novembre 24, 2014 , , , , , , , 4

    Aujourd’hui, je vais vous parler d’un endroit que les citadins connaissent bien. Ils doivent fréquemment l’emprunter (à contre cœur) pour se rendre d’un point A à un point B et endurer tout ce qui le qualifie : la proximité, l’odeur nauséabonde, l’hygiène douteuse, la vétusté de certaines infrastructures, les retards fréquents…
    On y voit surtout défiler près de 4,13 millions de personnes par jour, nécessitant parfois une certaine attente avant de pouvoir s’y engouffrer. Non je ne vous parle pas du vagin de Zahia, bien que les deux endroits soient aussi sales et lugubres.

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    Vous l’aurez probablement deviné, il s’agit du métro, ce monde souterrain, véritable enfer mobile. Un univers parallèle qui a ses propres règles et où grouillent tout un tas d’énergumènes (dont des rats) n’ayant jamais entendu parler des bonnes manières ou d’un quelconque savoir-vivre.

    Et ça commence dès l’entrée du métro où je me sens scrutée par des regards inconnus. Ce ne sont rien d’autres que ces misérables petits fraudeurs qui attendent patiemment qu’un pigeon les laisse passer sans ticket. Sauf que c’est bien souvent moi le pigeon et qu’ils se faufilent pour franchir les barrières au moment où je valide mon passe Navigo.
    Non mais sérieusement, je m’adresse à vous petits profiteurs : pensez-vous que je me casse le cul à payer plus de 815 €/an les éternels grévistes de la RATP afin que vous puissiez vous coller à mon popotin, ni vu ni connu ? Non seulement vous faites des économies sur mon dos mais en plus vous entrez dans mon espace vital en me serrant telle une sardine. Je m’en passerai bien, surtout le matin alors que je suis généralement de mauvaise humeur et que je n’ai qu’une envie : rester dans ma bulle sans que l’on prenne pour passe-partout de Fort Boyard.

    Une fois dans l’enceinte du métro, il faut ensuite se dépêcher. Je suis à deux doigts de rater mon rendez-vous et je suis donc réglée comme une horloge suisse. Or, il y a toujours des touristes totalement perdus qui s’arrêtent sans scrupule en plein milieu du couloir. Je parle de ces petits chinois, totalement à l’ouest, qui se stoppent net alors que je tenais la cadence. Je ne peux ni doubler à gauche, ni à droite car il n’y a aucun petit espace où se faufiler tandis qu’ils restent là, à faire un pas en avant, deux en arrière tout en scrutant les panneaux, la tête levée. Alors vous, venus de je ne sais où, sachez que vous m’avez tellement retardée tout au long de mes multiples trajets en métro, que j’ai pris la décision de toujours vous indiquer le chemin inverse ! Lorsque vous voudrez aller au Louvres, je vous indiquerai la direction de Pigalle et lorsque vous chercherez « The Eiffel Tower », je vous guidai vers Montparnasse. Au moins, je serai certaine de ne pas me retrouver dans la même rame de métro que vous, à devoir me farcir vos multiples valises collées contre les strapontins et qui m’empêchent de m’asseoir. Et puis, faites un effort sur l’accent, c’est vraiment insupportable. Et surtout, arrêtez de cracher n’importe où. C’est vraiment répugnant.

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    Après les avoir induit en erreur, je me retrouve à aider une jeune femme qui attend depuis maintenant 5 bonnes minutes qu’un homme daigne l’aider à descendre sa poussette. Oui enfin elle peut attendre longtemps la pauvre. La gente masculine baisse lamentablement les yeux comme si elle n’avait rien vu. Généralement je fais l’effort de l’aider parce que je serai bien contente le jour où j’aurai des mioches. Mais je dois bien avouer que ça me fait un peu chier de soulever son gosse de 3 ans qui aurait tout de même pu faire l’effort de descendre de sa carriole. Je me retrouve ainsi à me casser le dos, la jupe me remontant jusqu’à la culotte pour l’emmener, tel un prince, en bas des escaliers. Le pire c’est que je serai sûrement dans le même wagon, en train de me contorsionner afin d’éviter cette maudite poussette qui prendra toute la place. J’en profite d’ailleurs pour féliciter les mamans qui ont trouvé le meilleur moyen pour emmerder les usagers : mettre la poussette pile devant la porte. C’est d’une intelligence folle. À cause de vous, je ne peux même pas me mettre en pôle position, la main sur la poignée, pour sortir la première. Vous ruinez décidément tout mon planning.

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    J’arrive enfin sur le quai et tout d’un coup j’aperçois une queue qui s’étend; Par queue, j’entends une file d’attente (je vous ai vu venir petit coquin). Elle s’impatiente, se déhanche et se pousse. Encore un retard. Sûrement la CGT qui fait encore des siennes ou un suicide. Il va falloir que les agents nettoient et pour cela arrêter le trafic. Encore un égoïste qui n’a pensé qu’à lui ! En plus, aucune information ne filtre, le panneau lumineux clignote me laissant dans le désespoir. En attendant, j’essaye de me positionner sur le quai au niveau de la sortie de la station à laquelle je descendrai pour gagner du temps (avouez, vous le faites aussi).

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    Que c’est long d’attendre le métro. Je m’ennuie alors j’écoute et j’observe. Enfin surtout j’écoute ce que l’on me force à entendre. Vous me suivez ?! Par exemple, je me retrouve à côté d’un mec qui doit avoir les tympans complètement crevés tant il écoute fort Christophe Mae dans son casque. C’est un véritable enfer auditif à subir dès le matin. Car oui, à partir du moment où vous êtes capable d’entendre la musique de l’individu se tenant à proximité, c’est que c’est toujours, mais alors toujours une bouse musicale. Notre ouïe est aussi agressée par les enfants qui pleurnichent et par les demoiselles qui crient dans leur téléphone comme si elles étaient seules au monde. Et oui très chère, tout le monde a entendu que tu avais demandé une épilation intégrale à ton esthéticienne pour ton rencard avec Joseph ou qu’Antoinette t’a posé un lapin la veille . On entend aussi les menteurs du dimanche « oui je suis là dans 5 minutes, je suis dans le métro à Bastille, j’arrive ». Tu parles ça fait déjà 10 minutes qu’on poirote et en plus on est à Concorde. Je distingue également les regards lubriques essayant tant bien que mal de voir en transparence sous les mini-jupes ou les mecs, qui l’air de rien, se retournent sur le passage des bombasses. C’est d’une telle discrétion messieurs mais surtout c’est tellement intrusif.

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    Je le répète, la femme n’est pas un bout de viande et surtout elle aime les endroits romantiques où on pourra lui faire la cour ! Cette petite remarque pour les Casanova de Clichy-sous-Bois qui pensent que le métro est l’endroit idéal pour draguer. Personnellement, tu auras beau me dire « oueh, ton père c’est un voleur, il a volé les étoiles pour les mettre dans tes yeux ! » que ça n’y changera rien. Tu me fais de la peine parce que je vois bien que tu crois à fond à ta technique de séduction mais retourne au bac à sable, je pense que c’est plus de ton âge.

    Le métro arrive enfin tandis que le haut parleur nous remercie de notre compréhension. Sérieusement, il faudrait cesser de diffuser ce message parce qu’on a plus envie de casser la gueule aux prochains agents de la RATP que l’on croisera plutôt que d’être compréhensifs. Les portes s’ouvrent et c’est la cohue. Les femmes et les enfants d’abord devrait-on crier, comme sur le Titanic ! Comme souvent, les gens poussent vers l’intérieur du wagon.

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    Dans la précipitation, je me retrouve écrasée dans le fond, contre les vitres crasseuses, les semelles des chaussures collées sur le sol. Cela dit c’est toujours mieux que d’être coincée sous les aisselles des plus grands, respirant leur sueur matinale ou au niveau de l’entrejambe de ces messieurs (nains et enfants sont évidemment les seuls concernés). Mais sachez-le, c’est insupportable de vous voir foncer dans le tas. Lorsque je suis moi-même passagère et que je dois sortir, j’ai peur de ce troupeau de vaches qui se bouscule et piétine tout sur son passage. Du coup, je reste maintenant devant la porte en plein milieu et je sors au dernier moment lorsque le « bip » sonne, quitte à faire descendre les impolis.

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    Évidemment il y a toujours ceux qui continuent de pousser alors qu’il n’y a plus de place et au bout de quelques minutes, ça part en eau de boudin. Ça crie, ça s’insulte et parfois même ça se tape dessus. Généralement je ne m’en mêle pas, ça me fait une animation pendant le trajet. Vous avez aussi probablement remarqué l’indécis qui hésite à entrer dans la rame et qui attend que le signale sonore retentisse avant de sauter dans le wagon. Le pire c’est quand son sac reste coincé entre les deux portes (j’attends le jour où ce seront des extensions capillaires). Je préfère vous prévenir si cela vous arrive : comme beaucoup de personnes, je vous regardai avec mépris et je ne vous aiderai pas à vous dépatouiller de cette situation inconfortable. Il ne fallait pas me mettre davantage en retard.

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  • La lettre de motivation… quelle corvée !

    Décrocher un emploi de nos jours s’avère compliqué, surtout dans la communication. Il y a, chaque jour, très peu d’offres pour beaucoup de candidats. Il apparaît donc essentiel de se démarquer, surtout pour intégrer une rédaction féminine. J’ai donc tenté une lettre de motivation teintée d’originalité qui aura eu le mérite d’attirer l’attention d’au moins une journaliste !

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    Vous vous souvenez de vos années d’études où Pierre, Paul et Jacques vous ont appris à faire une lettre de motivation ? Pendant longtemps j’ai moi-même suivi les instructions de ces énergumènes chauves à lunettes, au pantalon côtelé et pull jacquard ; Et avec du recul je sais maintenant pourquoi je n’obtenais pas les retours escomptés. C’est tout simplement parce que mes lettres étaient d’un ennui profond. Je pourrais même dire, en toute objectivité, qu’elles étaient aussi soporifiques que le père Fouras de Fort Boyard et que pour rien au monde elles n’auraient fait sourire Anna Wintour.

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    Alors aujourd’hui, je vais être plus audacieuse pour vous faire part de mon envie fracassante et débordante de travailler en tant que rédactrice (print ou web), ou assistante pour XYZ. De toutes façon, je n’ai rien à perdre. La crise, le nombre incalculable de candidatures dans vos boîtes mail, les stagiaires qui placent déjà leurs billes, les pigistes… on ne va pas se leurrer, je n’ai que peu de chance. Mais je reste optimiste. Et pour vous convaincre, j’ai ma méthode !

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    Jeune femme au physique de Bridget Jones (je viens de perdre mon auditoire masculin), recherche job sérieux pour relation longue durée.

    Diplômée de l’EFAP, séparée des agences Textuel La Mine et Meanings, je suis aujourd’hui en manque de relations professionnelles passionnées.

    Rédactrice en chef adjointe, mariée pendant 3 ans au consumer magazine féminin « Instants ». Une union fructueuse et pleine d’amour dont naquirent chaque semaine 690 000 exemplaires distribués partout en France.

    Jeune femme fidèle et dévouée quotidiennement : réalisation des tâches journalières (rédaction du contenu : mode, beauté, décoration, voyage, culture, phénomènes de société, tendance. Recherche iconographique et interviews) ; gestion du foyer conjugal (suivi de production et relations commerciales) ; éducation des enfants (management de l’équipe : DA, maquettiste, photographe, styliste, SR, correctrice) ; anticipation des besoins du ménage (préparation des sommaires 3 mois en amont) ; prise de rendez-vous avec le corps médical si nécessaire (prestataires externes) ; respect du pouvoir d’achat et du planning familial (budget et délais).

    Aventure extra-conjugale en CMS avec le site Lamacrelle.com dont je suis l’auteur (non, il ne s’agit pas d’un blog sexuel, j’utilise simplement mon nom avec beaucoup d’autodérision).

    Birdget Jones

    Version désespérée (supplication à genoux)

    Soyez-en sûrs, je suis très intéressée par votre magazine et cela depuis des années. Même si j’ai de l’expérience et les compétences pour intégrer votre rédaction, je suis prête à servir le café si nécessaire et à installer ma chaise de bureau à la photocopieuse. Je sais pertinemment que vous devez crouler sous les demandes mais je suis d’une détermination sans limite. Demandez moi de manger des graines comme Gwyneth Paltrow, de me tordre les chevilles en portant les Armadillo d’Alexander McQueen ou de danser un twerk endiablé comme Miley Cyrus, je le ferai sans sourciller. Je n’ai que très peu de dignité comme vous pouvez le constater. C’est cela d’être passionnée.

    Miley Cyrus

    Version prétentieuse (tête à claques)

    Ma mère m’a toujours interdit de parler aux inconnus. Pourtant, j’avoue avoir très envie de converser avec vous. Alors sachez que vous qui lisez ce mail, vous m’intéressez. Enfin, sans être trop entreprenante, je dirais que votre job m’intéresse mais je n’oserai vous le prendre. Travailler à vos côtés me suffira amplement.

    Rencontrons-nous rapidement car je sais que je suis LA personne que vous devez intégrer parmi vos effectifs. J’apporterai l’œil neuf de la jeunesse dont vous devez cruellement manquer. Je n’ai pas encore eu l’opportunité d’exercer mon savoir-faire au sein d’une rédaction mais j’ai travaillé en agence sur moult supports éditoriaux. Aujourd’hui j’ai conscience que chacun se tire la bourre mais je compte en réalité sur un congé maternité ou un départ à la retraite pour prendre la place de quelqu’un. Bien entendu, je salue votre sens de l’humour pour prendre tout cela au second degré !

    Mariah Carey

    Enfin, vous devez probablement vous souvenir de l’ouverture demandée par vos professeurs en fin de dissertation. Bien que cette lettre n’en soit pas une, je terminerai ainsi: Est-il préférable de choisir un candidat « labellisé » ou une personne avec de l’expérience, tout aussi passionnée que motivée et qui, consciente de sa chance, fera tout pour se dépasser et satisfaire les exigences de ses employeurs ? Je vous le demande !

    Vous trouverez mon CV tout en bas de ce mail (encore un peu de scroll est nécessaire), et si vous le désirez je vous concocte une lettre de motivation plus générique.

    Si vous me donnez ma chance, je vous promets des moments de franches rigolades,

    Mad Men

    des cadeaux sympas pour célébrer les fêtes de fin d’année,

    Friends

    et le numéro de Ryan Gosling  en prime (ou d’Émily Ratajkowski).

    Ryan Gosling

    Valentine Macrelle »

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  • Pourquoi les séniors sont-ils aussi méchants ?

    Pourquoi sont-ils aussi méchants ?

    C’est la question que je me pose dès que je suis en présence de personnes âgées.

    J’en conviens, ils ne sont pas tous méchants, mais je dirais plutôt exigeants, autoritaires et vindicatifs. Et surtout ils n’en font qu’à leur tête. J’avoue ne pas les comprendre tant ils font, la plupart du temps, tout à l’envers.

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    Par exemple: n’avez-vous jamais croisé, au petit matin en allant travailler, une espèce de « Tatie Danielle » qui déambule avec son fichu sur la tête et son chariot à roulettes ? Il fait 2°C dehors, le vent s’engouffre dans les manteaux, et pourtant elle se rend au marché à 7h30 du matin, heure à laquelle les étals des fruits et légumes ne sont même pas encore installés. Mais pourquoi sort-elle si tôt de son domicile alors qu’elle pourrait se reposer et faire la grasse matinée ? Maintenant qu’elle est à la retraite, elle préfère se lever aux aurores, autrement dit entre 6h et 7h du matin. À part encombrer les bus si tôt et enquiquiner les mecs du marché, cela n’embête personne… sauf lorsqu’elle réitère ce petit rituel chez nous. Bien évidemment elle ne va pas changer ses habitudes lorsqu’elle vient nous voir mais on doit bien avouer que c’est loin de nous satisfaire car certaines vont même jusqu’à claquer les portes pour nous réveiller si nous ne sommes pas levés au moment voulu. On ne compte même pas le nombre d’allers retours effectués en pleine nuit pour cause d’incontinence et les va-et-vient pour boire un peu d’eau. C’est un cercle vicieux qui se joue entre la cuisine et les toilettes destiné à plomber notre sommeil. Au petit matin ce sont les bruits incessants de la canne et des vieux pas tournant en rond qui se font entendre. Décidément, c’est un vrai bonheur d’accueillir nos ancêtres.

    D’ailleurs, avez-vous remarqué qu’ils nous imposent leurs règles dans notre propre maison ? Pour commencer, les lumières doivent êtres constamment éteintes pour faire des économies et la télévision ne doit en aucun cas être allumée si nous ne sommes pas devant. Si nous faisons la sieste ou que nous sommes dans la cuisine, le petit vieux qui squatte va passer derrière nous pour tout éteindre en grommelant « mais pourquoi tu l’allumes si tu ne regardes pas ? Et bien sans doute pour oublier que tu es là ! » Cependant, lorsque la télévision est en marche, elle doit afficher leurs programmes favoris comme Question pour un champion, Des chiffres et des lettres et Les feux de l’amour sans oublier le journal de France 3 pour les informations régionales. Je ne parle même pas du tour de France pour les papis qui le regardent en faisant leur canevas. Bien évidemment lorsqu’ils sont présents dans notre petit chez nous, il faut aussi aménager notre intérieur avec des nouveaux équipements : rock in chair (fauteuil à bascule), pot de chambre puant à vider tous les matins pour les plus feignants, bocal insalubre pour le dentier, couches pour les fuites, bassine et gant de toilette pour qu’ils puissent se laver (oui, la douche ne semble plus être leur priorité). Bref, devenir vieux n’est pas une partie de plaisir pour les principaux concernés. Et ça ne l’est pas non plus pour leurs proches. Je ne parlerai même pas de l’effluve pestilentielle qu’ils laissent traîner derrière eux. Elle ressemble, à s’y méprendre, à un vieux livre qui n’aurait pas été ouvert depuis quelques années. L’humidité mélangée à l’odeur de transpiration des aisselles et à l’eau de Cologne bon marché… je ne vous raconte pas les dégâts pour mon sens olfactif.

    J’abordais plus haut la retraite mais force est de constater que depuis qu’ils y sont, ils n’ont le temps pour rien ni pour personne. Pourtant, nous, nous devrions en avoir à leur consacrer. Pas plus tard qu’hier, un vieux a reproché à mon petit ami, sur un ton excédé et désinvolte, de ne pas l’avoir rappelé. « Oh mille excuses très cher, il travaille dans la restauration et termine tous les jours à 1h du matin, mais promis, il pensera à prendre un RTT pour vous contacter ! Vous le croisez tous les jours dans l’immeuble lorsqu’il passe devant votre appartement mais vous n’êtes pas fichu de l’intercepter. » C’est souvent comme ça avec les personnes âgées : c’est quand elles veulent et où elles veulent. Si vous ne respectez pas leurs volontés, vous êtes certain(e)s d’en entendre parler : « alors tu étais où ? Tu devais m’appeler ? J’ai attendu toute la journée ». Ils vont ensuite simuler des trémolos dans la voix et nous faire culpabiliser. Aux traditionnelles questions « comment allez-vous aujourd’hui » et « quoi de neuf », elles répondent pourtant « comme d’habitude… on fait aller », « rien, qu’est-ce que tu veux que je fasse ». C’est vrai qu’on a hâte d’appeler lorsqu’on a ce genre conversation. C’est d’un palpitant, que j’en suis toute émoustillée !

    Mais les personnes âgées aiment aussi, semblent-ils, nous emmerder la vie en plus de nous empêcher de dormir. Pourquoi est-ce qu’elles s’évertuent, par exemple, à faire leurs courses le week-end ? Elles ont toute la semaine pour faire leurs emplettes mais c’est pourtant le samedi qu’on les retrouve, dès 9h du matin, bien accrochées à leur caddie devant les entrées des supermarchés. On dirait des morts vivants prêts à se ruer sur un bout de viande alors qu’ils attendent seulement l’ouverture. Ces petits vieux trépignent d’impatience comme si leur vie en dépendait (enfin ce qu’il en reste). Pourtant c’est le seul jour où les personnes qui travaillent peuvent faire le plein mais peu leur importe. C’est avec leur cabas et leur canne qu’ils avancent comme des crabes au milieu des rayons et qu’ils allongent les files d’attente aux caisses. Certains petits vieux vont même jusqu’à doubler impunément les jeunes pour payer plus vite, et tout cela sans demander. « Non mais papi tu t’es cru où ? Tu n’es pas un privilégié parce que tu es vouté comme un bossu, sans dents et avec le pénis flasque. Fais la queue comme toute le monde. »  J’ai, moi-même, ma chère grand-mère qui joue les têtes à claques en répétant chaque samedi le même cirque et lorsque je lui demande pourquoi elle y va le week-end, sa réponse est édifiante : » parce que j’ai des tas de choses à faire la semaine ! » Mais bordel, tu es à la retraite alors cesse de faire chier les gens ! Arrête de traîner ta carcasse boiteuse au milieu des lessives et des packs d’eaux que tu n’arrives même pas à porter et fais toi livrer ! Alors il paraîtrait que le 3e âge fait ça pour voir du monde. Moi je propose de créer un supermarché spécial seniors comme ça tout le monde sera d’accord. À méditer.

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    Dans le même genre, pourquoi est-ce qu’on retrouve les petites mamies dans le bus à l’heure de pointe lorsque tout le monde rentre du travail ? Elles sont là, assissent, à épier sous leurs verres triple foyer les gens exténués qui tentent de rentrer chez eux en se faisant une petite place parmi la foule. Elles ne laisseraient même pas leur siège aux femmes enceintes ou aux mamans avec leurs enfants en bas âge. Comme si leur place leur était due. Même chose dans le métro. Ce sont les jeunes qui laissent leur place aux anciens. En revanche, ne vous attendez pas à ce que eux se lèvent des strapontins lorsque tout le monde s’entasse dans le wagon. Non ils restent bien sagement assis et nous laissent la joue collée contre les fenêtres crasseuses. Mais qu’est-ce qu’elles peuvent bien faire à 20h dans les transports en commun ? Elles ont toute la journée mais pourtant elles décident de sortir de leur antre en fin de journée, telles des chauves-souris qui attendent patiemment la nuit noire. Si cela ne tenait qu’à moi, je ferai voter une loi pour que les squelettes en devenir ne puissent sortir que pendant les heures creuses. Après tout, tout le monde y gagnerait.

    Par ailleurs, n’avez vous pas observé que les personnes âgées ressentaient le besoin viscérale de râler ? Elles ont tellement de temps à perdre entre le tricot et Derrick qu’elles pimentent leur quotidien en rouspétant et en faisant des caprices. « Non, je n’aime pas le poisson. Pourquoi tu as pris cette marque de riz, je n’en veux pas. J’aurai préféré aller chez Damart que chez C&A ». Elles sont tout le temps en train de se plaindre. Mais en plus elles sont aussi impolies. Je me souviens que lorsque j’étais hôtesse de caisse (terme plus pompeux que caissière, vous en conviendrez), j’ai répondu à la demande d’une vieille femme en lui précisant que les mots « merci » et « s’il-vous-plait » auraient été appréciés. Elle m’a ainsi répondu « j’ai 70 ans, j’ai passé l’âge d’avoir du respect ». Mais être vieille ne justifie pas d’être impolie lui ais-je rétorqué. Décidément, les caniches et le 3ème âge sont tout aussi hargneux.

    Mais les séniors ont aussi la science infuse. Ils savent tout et surtout se mêlent de tout : « mais pourquoi n’as-tu pas encore d’enfants à ton âge ? », « pourquoi est-ce que ce n’est pas toi qui fais la cuisine mais ton mari ? », « tu ne devrais pas utiliser cette marque d’assouplissant, celle que j’utilise rend les vêtements beaucoup plus doux contrairement à la tienne. » Sachez-le, les personnes âgées font tout, et beaucoup mieux que les autres; Elles se sentent toujours obligées de mettre leur grain de sel partout et de donner leur avis sur tout. Ma grand-mère répète souvent, « à mon époque, c’était différent ». Justement, si tu en as conscience, arrête de rabâcher ! Tu n’as jamais travaillé et tout ce que tu as fait c’est pondre deux mômes alors cesse de donner des leçons, toi la petite ménagère des années 50.

    On a tendance à dire que la vieillesse, c’est la sagesse. Vous m’en direz tant.
    Pour citer ma grand-mère qui citait elle-même Coluche :  « les vieux sont tous des cons, on devrait les tuer à la naissance » !

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  • L’ange gardien des soirées alcoolisées

    Vous sortez beaucoup ? Vous aimez boire un petit verre, puis deux, puis trois en fumant cigarette sur cigarette ? Ok donc je parie que vous avez plus d’une fois terminé rond comme une queue de pelle en quittant une soirée.

    Comme moi vous avez sûrement, suite à un taux d’alcoolémie assez élevé, trébuché lorsque votre pied gauche a écrasé votre pied droit, vomi sur un tapis chez quelqu’un que vous ne connaissiez pas ou foncé dans un rétroviseur d’une voiture pourtant à l’arrêt.

    Drunk Mode

    Mais malgré tout ces petits faux pas, vous êtes parvenus à vous relevez et à reprendre le cours de votre vie dès le lendemain comme si rien ne s’était passé. Seule la gueule de bois témoignait de votre soirée !

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    Oui mais voilà, bien souvent ça ne se passe pas aussi bien, surtout lorsque vous avez votre portable dans une main et votre bière dans l’autre. C’est bien connu, alcool et smartphone ne font pas bon ménage. La preuve ? Il est midi (et encore je suis gentille) et vous émergez de votre folle soirée. Vous découvrez le seau posé par précaution à côté du lit en rentrant. Manque de bol vous l’avez raté, comme en témoigne les morceaux d’aliments ingurgités la veille qui tapissent le parquet. Vous trouvez ensuite une bouteille d’eau à côté d’une boite de Doliprane près de votre visage. La bonne idée pour éviter les mots de tête.

    Drunk Mode

    En voyant tout cela vous vous félicitez d’avoir autant anticipé les effets de la murge mais tout d’un coup vous écarquillez les yeux car des flash back de la veille mitraillent votre tête. Vous vous revoyez en train de sourire et de rire comme une gamine en tapotant sur votre téléphone. Mon Dieu mais qu’est-ce que vous avez bien pu écrire et surtout à qui ?

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    Vous farfouillez dans votre sac en jetant tout ce qui fait obstacle à votre recherche et là, enfin, vous retrouvez, avec un soupir de soulagement, votre bon vieil ami.

    Vous visionnez les centaines de photos prises avec des inconnus et les positions plus que douteuses que vous avez cru bon d’adopter sur ces clichés.

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    Ensuite, par curiosité, et surtout pour vous rassurez, vous allez lire vos SMS.
    Et là, vous vous y reprenez à deux fois avant de réaliser ce que vous lisez. Vous découvrez des messages honteux envoyés à votre ex ou à un mec que vous convoitez. Il y a même des messages gnangnan destinés à votre ancienne meilleure amie qui n’a même pas pris la peine de vous répondre. Vous ne vous souvenez plus de les avoir envoyés mais pourtant ils sont bien là et c’est avec stupeur que vous les lisez. Honte et colère se mélangent, surtout que ce n’est pas la première fois que cela vous arrive.

    Pour ne plus vous retrouvez dans cette situation, aussi désastreuse, je n’aurai qu’une seule chose à vous conseiller : téléchargez l’application Drunk Mode. Il faut se rendre à l’évidence, c’est la seule solution puisque confier son portable à des amis ne sert strictement à rien. Ils vont vous le redonner dès le deuxième verre ou pire, envoyer les messages à votre place !

    sachez que cette application était auparavant disponible sur iPhone jailbreaké mais aujourd’hui il est possible de la télécharger gratuitement dans l’App store. Une fois activée, vous devez sélectionner les contacts susceptibles de recevoir vos messages de loque totalement ivre. L’application va alors cacher votre liste de contacts pendant 12 heures maximum. À vous de choisir la durée. Si malgré tout vous essayez d’envoyer des textos aux personnes sélectionnées, le message « rentre chez toi, tu es bourré » s’affichera aussitôt sur votre écran. Vous savez quoi faire avant votre prochaine soirée !

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  • Karl Daily

    Mercredi, septembre 17, 2014 , 0

    Le Kaiser de la mode profite de ce mois consacré aux défilés pour lancer son propre journal. “The Karl Daily” sortira gratuitement ce samedi 20 septembre dans 7 villes du monde (Amsterdam, Paris, Munich, Anvers, Londres, Zurich, Berlin) et sera distribué, mais seulement pendant quelques heures, dans les quartiers où sont situées les boutiques de Lagerfeld. Dans la capitale, rendez-vous vers Saint Germain, rue Vieille du Temple, Marbeuf et les Galeries Lafayette.

    Ce premier numéro (en priant pour qu’un second voit le jour la saison prochaine) sera centré sur son personnage et son univers. On pourra y lire des exclusivités consacrées à ses prochaines collections, découvrir des nouveautés sur la marque, des interviews, des photos de street style et même une BD mettant en scène son entourage professionnel, le tout traité avec un ton décalé, propre à l’artiste. Même son chat, Choupette, prend la parole et se voit attribuer, avec impertinence et humour, un billet d’humeur.

    Attention, un numéro sur sept, distribué ce jour-là, cache un coupon gagnant. Si vous le découvrez, un cadeau mystère vous attend en boutique. Un jeu concours est également organisé sur le site www.karl.com. Les internautes sont appelés à remplir les bulles de la BD pour la personnaliser. La création la plus originale remportera un bon cadeau.

    Enfin, sachez que « The Karl Daily » est multilingue (anglais/français et anglais/allemand), disponible en version digitale sur le site, et dès le 23 septembre en boutiques ainsi que dans une sélection de magasins, d’hôtels et de lieux encore tenus secrets.

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