• Jimmy Choo, star d’Instagram

    mercredi, septembre 17, 2014 No tags 1

    Mais pourquoi n’y ai-je pas pensé ? Voilà ce que je me suis demandé en voyant ce bull terrier mis en scène grâce à de superbes illustrations humoristiques ! C’est vrai, après tout j’ai moi aussi un chien… enfin une saucisse sur pattes. J’aurai pu faire jouer mon imagination ! Bon d’accord, ça n’aurait sûrement pas donné le même effet.

    Enfin bref, il faut absolument regarder les clichés de Jimmy Choo pris par son maître, le rédacteur et restaurateur brésilien Rafael Mantesso. Il poste ses clichés, mêlant réalité et fiction, sur son compte Instagram. Tantôt suspect en garde à vue, ange, superman ou seigneur de la série Game of Throne, Jimmy Choo se retrouve dans des situations improbables et surtout très drôles. Un vrai coup de génie à découvrir sur ce lien.

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  • Du harcèlement de rue… au harcèlement sexuel

    Voici déjà de nombreuses semaines que le « harcèlement de rue » est un sujet récurent dans les médias. Des mots ont enfin été mis sur les comportements de nos congénères masculins qui nous dévisagent, nous interpellent et parfois même nous suivent dans la rue. Ce tapage médiatique a été possible grâce à Sofie Peeters et à son « projet femme de rue ». On peut voir et surtout entendre les attaques verbales dont elle est chaque jour la victime lorsqu’elle se promène en plein cœur de Bruxelles.

    Mais doit-on se féliciter que le harcèlement de rue soit mis sur le devant de la scène ? Que la population et surtout la gente masculine, prennent enfin conscience des attaques dont nous sommes quotidiennement la cible ? Certainement. Cependant, ces attitudes ne datent pas d’hier et aurait dû être pointées du doigt depuis bien longtemps. Il n’y a donc aucune raison de se féliciter puisque visiblement le harcèlement de rue s’amplifie sans être toutefois puni.

    Alors qu’est-ce que le harcèlement de rue ?

    Entendons-nous bien. Nous n’avons rien contre les compliments, les bonjours sympathiques et les sourires. La drague en soit est toujours agréable, surtout lorsqu’elle est respectueuse.

    Cependant elle se transforme très vite en harcèlement lorsqu’elle devient violente, agressive et parfois même obscène.

    La harcèlement se traduit par exemple par un homme au regard insistant qui vous reluque de haut en bas vous donnant l’impression d’être totalement nue, c’est une phrase choc du genre « et mad’moizelle, t’as pas un O6 ? », c’est un individu qui vous suit et vous siffle ou un groupe de services 3 pièces qui marche derrière vous en vociférant des paroles angéliques du genre : « sale chienne, tu veux que je te donne de l’amour ? Je t’en donne même toute la nuit si tu veux ».

    Ça peut paraître insignifiant et sans importance pour certaines personnes, et notamment les hommes, qui ne semblent pas comprendre d’où peut venir notre agacement. Pour eux, c’est simplement de la drague, peut-être un peu excessive mais sans gravité. Cependant, subissez cela tous les jours, toutes les heures et le harcèlement de rue deviendra une véritable hantise dès que vous mettrez le pied dehors.

    Un argument sans fondement

    Nombreux sont ceux qui diront que la tenue vestimentaire des femmes est en cause. Que la jupe et les talons doivent rester au placard car ils provoquent le désir des hommes. Il ne font donc pas s’étonner si on en vient à se faire harceler, voir agresser puisqu’on l’a soit disant bien cherché.

    Sauf que moi je ne suis pas un top model, que j’ai des complexes et que je ne sais pas marcher avec des escarpins. Je peux sentir la transpiration, avoir les cheveux gras et avoir un bouton de fièvre, rien ne les arrête. Les vêtements et l’apparence en général ne sont dont pas en cause. Porter une parka ou une robe ne changerait rien à la donne, je me ferai tout de même férocement alpaguer et traiter comme un bout de viande.

    L’été, saison de privation vestimentaire

    On en vient à refuser de porter certains vêtements même s’il fait 35°C dehors, de peur de se faire deux fois plus accoster. Quand vient l’été, les remarques s’intensifient et pas une minute ne passe sans qu’une insulte fuse si les avances ne sont pas acceptées. Porter un top légèrement décolleté devient impensable puisque la moindre parcelle de peau découverte les excite comme des lapins en chaleur. Ils se comportent comme de véritables bêtes agressives, allant jusqu’à dépasser les limites et flirter dangereusement avec le harcèlement sexuel sans qu’ils en aient pourtant conscience.

    L’agression sexuelle verbale et physique

    Pour en avoir été témoin à maintes reprises, la limite est mince entre la drague et l’attaque sexuelle. Des exemples ? Ça tombe bien puisque j’en ai des tas.

    La toute première fois, où je fus confrontée à ce genre d’agression, s’est déroulée dans le RER E en plein après-midi. Je vous dépeins la scène : aucune âme dans le wagon, je suis assise à l’étage lorsque je vois un homme en bas des escaliers me fixer avec insistance. Je détourne le regard mais force est de constater qu’il s’agite sur place. Mais que fait-il donc ? Rien… ah si pardon. Cet exhibitionniste a simplement sorti tout son attirail et se masturbe en ne m’abandonnant pas du regard. Consternée et mal à l’aise, je suis resté figée en priant pour que le train accélère et que le prochain arrêt soit ma station.

    Peut-être puis-je en citer d’autres afin de que vous puissiez mesurer l’ampleur du problème.

    De bon matin, me voici dans le métro pour me rendre avec une collègue à un rendez-vous professionnel. La rame est bondée, la foule se presse, se pousse et nous nous retrouvons serrées comme des sardines. Je me peux plus bouger, pas même respirer et je sens quelque chose qui me touche par intermittence l’entre-jambe. Naïve, je pense immédiatement à la sacoche de ma collègue qui se trouve devant moi. Pourtant, lorsque les voyageurs se mettent à descendre du wagon et que nous parvenons à avoir un peu plus d’espace, je comprends que c’était la main d’un homme se tenant juste à côté de moi qui m’effleurait. Il agitait ses doigts dès que le métro freinait brusquement.

    Pour moi, le harcèlement sexuel passe également par le langage et là je peux dire que je ne suis pas en reste. Entre les « tu suces sale pute ? » ou « sale chienne, t’aimes la sodomie ?», je suis servie. Si j’avais dis « oui » à chaque fois qu’on me l’a demandé, j’aurai aujourd’hui enfilé plus de bites qu’une prostituée du bois de Boulogne et mon anus serait autant dilaté que le col d’une femme en train d’accoucher.

    Mais ce qui m’a frappé, c’est l’entrée en matière d’un énergumène lorsque je prenais un ticket de train à gare de Lyon. Le voilà qui se dirige vers moi et entame la conversation :

    –       « Tu me donnes un ticket de train ? »
    –       « Non, désolée »
    –       « Tu me donnes un peu de monnaie ? »
    –       « Non, désolée »
    –       « Tu me donnes ta chatte ? »
    –       « … euh non je ne crois pas non ! »

    Voilà tout ce que j’ai su dire face à cette demande tant elle m’avait laissée baba.

    Se retrouver dans l’impasse

    Mais comment répliquer face à au harcèlement ? Répondre au risque de se faire menacer de se faire tabasser à Saint-Denis comme me l’ont si gentiment exprimé deux mecs dans le métro à Barbes ? Se taire et se faire insulter de connasse comme cela m’arrive bien souvent à Châtelet les Halles ? Constamment je passe mon chemin en baissant les yeux et je me laisse entendre dire « va niquer ta mère ». À ce moment là j’aimerai trouver un terrier pour m’y engouffrer.

    Non je ne suis pas une victime mais j’ai bien trop peur que les insultes et menaces se transforment en actes. Est-ce normal d’avoir si peur? Certainement pas.

    Un comportement qui s’ébruite

    Aujourd’hui, le harcèlement de rue est enfin reconnu et des actions concrètes sont mises en place comme la pétition lancée par Juliette Guery sur change.org qui a pour but de faire reconnaître le harcèlement de rue comme un délit.

    Les réseaux sociaux servent aussi de moyen d’expression pour les victimes. Sur Twitter, « #SafeDansLaRue » permet aux femmes de témoigner de leurs expériences tandis que sur Facebook, la page « stopharcelementderue » met en place des initiatives comme la distribution de tract sur le sujet. Des collectifs voient aussi régulièrement le jour dans certaines villes comme à Rennes ou à Nantes tandis que les premières zones anti relou ont été créées à Paris.

    Certaines femmes se servent de l’humour pour faire passer le message comme Yatuu, auteur et illustratrice, qui a réalisé une BD sur le sujet qui s’intitule « Hé !Mademoiselle ! ».

    Leah Green, une britannique travaillant pour « The Guardian », à quant à elle inversé les rôles et a adopté le comportement lourd de ces individus. Découvrez la vidéo « « Get your arse out mate » sur Youtube.

    Une rébellion personnelle

    Merci à celles qui ont lancé le mouvement de contestation. Il y en marre de se taire et d’accélérer la cadence pour s’éloigner de ces sombres crétins. À partir d’aujourd’hui, je n’écouterai plus les sages paroles de mes parents qui me disaient, lorsque j’étais adolescente, de ne pas parler aux inconnus, ne pas répliquer lorsqu’on m’abordait dans la rue et encore moins de mettre une jupe au-dessus du genou. Alors suivez les conseils du Tumblr « projet crocodiles » qui distille, à travers des illustrations, quelques conseils pour venir à bout des boulets qui nous agressent sans état d’âme dans la rue.

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  • « Aidons-les à retrouver un avenir »

    La nouvelle campagne de communication de la fondation Abbé-Pierre frappe fort avec un slogan qui en dit long: « Ils ont eu un passé, aidons-les à retrouver un avenir ».

    L’agence de communication BDDP le met en scène avec des clichés d’enfants heureux, de parents épanouis et de vacanciers insouciants avant de se retrouver à la rue et de devenir des personnes sans-abri. Force est de constater que le nombre de personnes vivant dans la rue ne cesse de s’accroitre. En 10 ans, le nombre des sans-domicile fixe est passé de 100.000 à 141.500 en 10 ans. »Il y a 15-20 ans, on était très choqués de voir des gens dormir sur le trottoir, aujourd’hui, ça fait presque partie du mobilier urbain. On ne les regarde plus » a expliqué Patrick Doutreligne, délégué général adjoint de la Fondation Abbé Pierre.  Cette campagne, diffusée également par affichage, spots radios, web et dans la presse vise à ce que les Français ne « s’habituent pas » à la pauvreté.

    Des clichés qui donnent à réfléchir…

     

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  • L’eau à la bouche

    jeudi, novembre 21, 2013 , , 0

    Couchez les petits et observez ces nouvelles affiches réalisées au Canada pour Restos Voir 2014 (l’équivalent du Guide Michelin). On y voit des aliments caricaturés en parties génitales. Je vous préviens j’ai déjà la libido en berne à la vue de ces clichés d’une subtilité sans égale.

    Mais d’où vient ce rapprochement entre le porno et la bouffe ? C’est bien connu, la cuisine éveille les sens et certains ingrédients seraient aphrodisiaques. Qui plus est le guide fête sa majorité, l’occasion de taper directement dans le porno, histoire de marquer le coup avec une édition interdite au moins de 18 ans. Astucieux n’est-ce pas ? Et voilà comment on se retrouve avec des affiches « cuninaires »… pardon culinaires aux allusions sexuelles. On doit bien l’avouer, c’est une campagne inventive, quoi qu’un peu osée. En tout cas merci aux créatifs. Déjà que je rougissais lorsque je mangeais une banane en public ou que je léchais une glace, je vais maintenant y penser à deux fois avant de déguster une huitre pendant les fêtes.

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  • Un stylo pour seul outil

    mercredi, novembre 20, 2013 , , , 0

    Certains s’en servent pour écrire, d’autres pour griffonner pendant qu’ils s’emmerdent au téléphone ou en réunion (ça sent le vécu…). Cependant, rares sont ceux qui décident d’utiliser un stylo bille pour réaliser des œuvres aussi talentueuses que l’illustrateur Florian Meacci.

    Ce n’est certainement pas la crise qui l’a condamné à utiliser ce simple outil pour dessiner. Il a sans aucun doute les moyens financiers de se procurer une toile, des pinceaux et de la peinture (si ça n’est pas le cas, je propose une quête). Oui mais voilà, cet artiste hors du commun a décidé de se compliquer la vie et de choisir le malheureux BIC qui trainait au fond de nos trousses d’écoliers pour réaliser de superbes dessins. Puisant son inspiration dans les magazines de mode ou sur les sites de microblogging, il réalise ainsi des illustrations en noir et blanc qu’il teinte parfois d’aquarelle. Un mélange des genres aussi audacieux que poétique. Le droit à l’erreur n’existe pas car bien évidemment aucune rature n’est possible. Effacer n’est pas non plus une option. Ça se saurait si la gomme pour BIC avait été inventée. Aucun retour en arrière n’est donc possible, ce qui rend la chose encore plus complexe et surtout ce qui nous rend toujours plus admiratif. À contempler sans modération.

    Le site de Florian Meacci

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  • À poil chez Desigual !

    mercredi, juin 26, 2013 , , 0

    Une balade sur la Seine dès 7h30 du matin ça vous tente ? Je devrai peut-être vous préciser que vous ne serez pas seul(e) sur le pont puisqu’une centaine de personnes en sous-vêtements sera à vos côtés pendant 1h de promenade sur l’eau ! Ça vous paraît dingue ? Pourtant c’est ce que j’ai fait ce matin ! Et oui en ce premier jour des soldes, la marque espagnole Desigual a marqué le coup en organisant sa fameuse « Seminaked Party » summer 2013 à Paris.

    Le but ? Les 100 premières personnes à venir en sous-vêtements sous le Pont Neuf ont droit à 1h de dancefloor sur la Seine et à une tenue gratuite Desigual à choisir en magasin. L’événement avait déjà eu lieu précédemment. En effet, la première édition avait été organisée à Lyon l’année dernière.

    Bref, revenons à nos moutons ! Me voilà donc prête à monter à bord avec une horde de jeunes, impatiente de faire la fête pour se trémousser sur la péniche. En guise d’accueil, 3 mannequins au physique d’Apollon (ils ont été recruté chez Abercrombie, j’en met ma main à couper !) mettent l’ambiance et invitent les participants à se déshabiller sans quoi nous resterons à quai. Et là il y en a pour tous les goûts ! Des petits, des tatoués, des grassouillets ou des gringalets. Vous avez dit pudeur ? Pas du tout puisque les fringues s’enlèvent dans la bonne humeur malgré le froid. C’est qu’ils sont drôlement motivés ces petits… à moins que ce ne soit l’alcool qui les booste. En effet, champagne et Cointreau sont proposés dès 8h du matin pour réchauffer tout ces corps et évidemment pour désinhiber les plus récalcitrants. Il faut bien ça pour que la péniche se transforme en boite de nuit.

    Après quelques coupettes, tous se déhanchent sur les sons du moment mixés par le DJ. Pour autant, danser et boire n’empêchent pas de greloter. Et oui on était loin de frôler les 20 degrés ce matin et autant dire que les poitrines ont pointées tandis que les attributs masculins étaient presque invisibles, sûrement bien recroquevillés dans les caleçons ! Parlons-en d’ailleurs de ces sous-vêtements. C’était un festival de couleurs et de motifs ! Certains garçons portaient fièrement des boxers bien moulants (mais n’ayant pourtant rien à mouler…) à motifs. Concombres, oranges, hot-dog… décidemment ils s’étaient donné le mot. Leur entrejambe devait arborer de la nourriture. Etait-ce un message caché à destination des participantes ?

    Quant aux filles, certaines ont sans doute imaginé trouver la perle rare sur la péniche. Petite lingerie noire, dentelle rose ou chaussures à talons étaient ainsi de la partie. Pour d’autres, c’était tenue dépariée de rigueur avec, au choix, culotte de grand-mère ou tout petit bikini. Question soutien-gorge, le pigeonnant était présent (pour attirer l’œil du prédateur masculin sans doute) tout comme le triangle qui était porté beaucoup trop petit, à tel point que les cordons pour l’attacher étaient cachés par les quelques bourrelés dorsaux de ces demoiselles. Hum quel beau spectacle à savourer dès l’aube ! Sans oublier la transpiration qui commençait à embaumer l’atmosphère. Forcément après 1h à danser, la sueur pointe le bout de son nez et se mélange au parfum des cocktails renversés sur le pont et aux odeurs de cigarettes.

    Stop au cynisme car je dois bien l’avouer, j’ai commencé à me prendre au jeu ! Je n’aurai pas été jusqu’à me déshabiller (il ne faut quand même pas abusé) mais mon pied tapait le rythme en admirant le spectacle. C’est avec le sourire que j’ai observé ces joyeux gaillards qui se trémoussaient sans complexe.

    Mais ce que je retiendrai le plus, et cela sans hésitation, c’est la bonne humeur communicative, typiquement espagnole d’ailleurs, des participants qui saluaient les agents de la voierie, gendarmes et pompiers qui leur répondaient avec entrain en faisant quelques signes, des sourires ou en prenant des photos. Forcément, voir passer une boite de nuit flottante de si bon matin, ça étonne et ça fédère !  Bref, on peut dire que Desigual a marqué le coup, surtout que les 100 corps échauffés devaient ensuite rejoindre Rivoli, à pied et toujours en sous-vêtements, pour se voir offrir une tenue complète. De quoi réjouir les touristes et les promeneurs. Alors vous y allez l’année prochaine ?

     

     

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    Desigual

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