À poil chez Desigual !

mercredi, juin 26, 2013 , , 0

Une balade sur la Seine dès 7h30 du matin ça vous tente ? Je devrai peut-être vous préciser que vous ne serez pas seul(e) sur le pont puisqu’une centaine de personnes en sous-vêtements sera à vos côtés pendant 1h de promenade sur l’eau ! Ça vous paraît dingue ? Pourtant c’est ce que j’ai fait ce matin ! Et oui en ce premier jour des soldes, la marque espagnole Desigual a marqué le coup en organisant sa fameuse « Seminaked Party » summer 2013 à Paris.

Le but ? Les 100 premières personnes à venir en sous-vêtements sous le Pont Neuf ont droit à 1h de dancefloor sur la Seine et à une tenue gratuite Desigual à choisir en magasin. L’événement avait déjà eu lieu précédemment. En effet, la première édition avait été organisée à Lyon l’année dernière.

Bref, revenons à nos moutons ! Me voilà donc prête à monter à bord avec une horde de jeunes, impatiente de faire la fête pour se trémousser sur la péniche. En guise d’accueil, 3 mannequins au physique d’Apollon (ils ont été recruté chez Abercrombie, j’en met ma main à couper !) mettent l’ambiance et invitent les participants à se déshabiller sans quoi nous resterons à quai. Et là il y en a pour tous les goûts ! Des petits, des tatoués, des grassouillets ou des gringalets. Vous avez dit pudeur ? Pas du tout puisque les fringues s’enlèvent dans la bonne humeur malgré le froid. C’est qu’ils sont drôlement motivés ces petits… à moins que ce ne soit l’alcool qui les booste. En effet, champagne et Cointreau sont proposés dès 8h du matin pour réchauffer tout ces corps et évidemment pour désinhiber les plus récalcitrants. Il faut bien ça pour que la péniche se transforme en boite de nuit.

Après quelques coupettes, tous se déhanchent sur les sons du moment mixés par le DJ. Pour autant, danser et boire n’empêchent pas de greloter. Et oui on était loin de frôler les 20 degrés ce matin et autant dire que les poitrines ont pointées tandis que les attributs masculins étaient presque invisibles, sûrement bien recroquevillés dans les caleçons ! Parlons-en d’ailleurs de ces sous-vêtements. C’était un festival de couleurs et de motifs ! Certains garçons portaient fièrement des boxers bien moulants (mais n’ayant pourtant rien à mouler…) à motifs. Concombres, oranges, hot-dog… décidemment ils s’étaient donné le mot. Leur entrejambe devait arborer de la nourriture. Etait-ce un message caché à destination des participantes ?

Quant aux filles, certaines ont sans doute imaginé trouver la perle rare sur la péniche. Petite lingerie noire, dentelle rose ou chaussures à talons étaient ainsi de la partie. Pour d’autres, c’était tenue dépariée de rigueur avec, au choix, culotte de grand-mère ou tout petit bikini. Question soutien-gorge, le pigeonnant était présent (pour attirer l’œil du prédateur masculin sans doute) tout comme le triangle qui était porté beaucoup trop petit, à tel point que les cordons pour l’attacher étaient cachés par les quelques bourrelés dorsaux de ces demoiselles. Hum quel beau spectacle à savourer dès l’aube ! Sans oublier la transpiration qui commençait à embaumer l’atmosphère. Forcément après 1h à danser, la sueur pointe le bout de son nez et se mélange au parfum des cocktails renversés sur le pont et aux odeurs de cigarettes.

Stop au cynisme car je dois bien l’avouer, j’ai commencé à me prendre au jeu ! Je n’aurai pas été jusqu’à me déshabiller (il ne faut quand même pas abusé) mais mon pied tapait le rythme en admirant le spectacle. C’est avec le sourire que j’ai observé ces joyeux gaillards qui se trémoussaient sans complexe.

Mais ce que je retiendrai le plus, et cela sans hésitation, c’est la bonne humeur communicative, typiquement espagnole d’ailleurs, des participants qui saluaient les agents de la voierie, gendarmes et pompiers qui leur répondaient avec entrain en faisant quelques signes, des sourires ou en prenant des photos. Forcément, voir passer une boite de nuit flottante de si bon matin, ça étonne et ça fédère !  Bref, on peut dire que Desigual a marqué le coup, surtout que les 100 corps échauffés devaient ensuite rejoindre Rivoli, à pied et toujours en sous-vêtements, pour se voir offrir une tenue complète. De quoi réjouir les touristes et les promeneurs. Alors vous y allez l’année prochaine ?

 

 

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Desigual

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Urban Outfitters in Paris

Il faut le dire, les Galeries Lafayette ont frappé un grand coup en ce début d’année en ouvrant un corner Topshop dans ses locaux. Une sélection des meilleures pièces printemps-été de la marque avait été ainsi présentée. Une aubaine pour les fashions victimes qui n’avaient plus besoin de traverser la Manche pour se ruer sur les petites robes de la marque Britannique.

Malheureusement, le pop-up store n’étant qu’éphémère, celui-ci a fermé ses portes mais pour laisser place à une autre enseigne anglaise ! Et oui, Urban Outfitters débarque à son tour dans l’antre de la mode !

Que toutes les furies se préparent car la marque définit par sa cool attitude et son côté hipster, s’implante sur le Boulevard Haussmann à partir du 2 septembre. 100 m2 de vêtements et d’accessoires répartis sur deux étages vous tendront les bras pendant 5 mois ! Un pur bonheur, certes éphémère mais tout de même assez long pour vous permettre de découvrir la collection. Unique et toujours aussi fun, elle sera composée de pièces issues de collaborations diverses entre la marque et des créateurs pointus mais aussi d’accessoires, de décoration, de livres et de musique. Pensez aux petites besaces en cuir, aux bijoux navajos, aux motifs psychédéliques et aux objets anciens exposés un peu partout. Rock, preppy, hip-hop, vintage, hippy… tous les styles s’y retrouvent.

Parisiens et visiteurs de passage, profitez-en car une fois le corner fermé (en février 2014), il faudra vous contenter de commander vos articles en ligne. À quand une boutique définitive sur Paris? L’enseigne étant déjà confortablement installée en Irlande, en Belgique, en Allemagne, au Danemark, en Suède et bien évidemment en Grande Bretagne, il serait peut-être temps de penser à la capitale de la mode ! À bon entendeur 😉

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Une petite Alimentation Générale ?

Jeudi ? Et si on se bougeait du côté de Parmentier ? Direction l’ALG, autrement dit l’Alimentation Générale ! Vous ne pouvez pas manquer sa grande devanture bleue qui annonce la couleur : soda, café, bière, vin et concert ! Bon il serait quand même temps de rentrer non ? Donc on se dirige vers la grande salle au style rétro. Mobilier dépareillé, vieux cendriers… c’est tout un tas de bric à brac coloré et roots digne d’une brocante. Bref, la décoration atypique attire l’œil et même les toilettes donnent envie d’y passer du temps. Probablement la faute aux affiches vintage sur les murs.

Bon déjà que le cadre est pas mal, l’ambiance quant à elle remporte tous les suffrages.
Pourquoi ? Tout simplement parce que des artistes viennent se produire sur la petite scène pour notre plus grand plaisir. Musique orientale, tzigane, rock, jazz, pop, funk, électro… tous les styles se succèdent semaine après semaine tout en savourant bière et tapas. Puis après le live, le DJ prend le relais : Ambiance rythmée garantie pour ce lieu attachant à la prog’ éclectique.

Alors, ça vous branche ? Pour connaître la programmation de la semaine (attention, c’est ouvert du mercredi au dimanche), rendez-vous sur le site de l’Alimentation. wink

Et côté tarif me direz-vous … ? Raisonnable serait le mot juste. Happy hour du mercredi au samedi de 19h à 4 du mat’, 10€ avec une conso le WE jusque 22h et même gratuit le jeudi à 23h.
Pour la bouffe, entre 10 à 14€… bref ça serait vraiment con de s’en priver.

L’Alimentation Générale, 64 rue Jean Pierre Timbaud. 75011 Paris.


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Mama Shelter… une belle arnaque

mardi, septembre 25, 2012 , 0

Direction le 20ème arrondissement, que certains osent appeler la banlieue… pourtant il n’y a pas de doutes, le métro Porte de Bagnolet est placé sur la ligne 3 et se situe avant le Périph, donc nous sommes bien encore dans Paris. Mais pourquoi est-ce que je vous embête avec le 20ème tout d’un coup  ? Tout simplement pour vous parler d’un endroit esthétiquement très sympa mais gustativement discutable et immoralement cher. J’ai nommé le Mama Shelter.

Mais pourquoi un tel jugement ? Il faut reconnaître que la décoration de l’espace « eat » de l’hôtel est plutôt sympa… normal lorsque l’on sait que le designer Philippe Starck y a participé. Cosy, intimiste, chaleureux… l’atmosphère y est à la fois industrielle et urbaine mais aussi très rustique. Très branchouille, enfin carrément bobo, on y trouve de tout : des familles en train de bruncher, des hommes d’affaire en grande conversation, des artistes qui sirotent un verre, des touristes un tantinet friqués… Bref, jusque là pas de problème.

Puis la serveuse nous emmène à notre table et nous propose la carte et là ça commence mal : 10 plats à tout casser sont proposés dans chaque catégorie. Et attention, les prix grimpent vite… très vite. De 15€ à 42€. Non seulement il faut jongler entre les prix pour ne pas se ruiner en ne mangeant qu’une bavette et des frites à 30€ mais en plus il faut trouver ce qui nous fait envie et là c’est loin d’être gagné.

Pour ma part, je me suis dit : « prends le fish & chips », même si ça ne casse pas trois pattes à un canard, c’est une valeur sûre. Et alors, verdict ? Sans saveur, fade au possible. 17€ bien mal investis.

Quant aux entrées, elles tentent de se la jouer avec des appellations « hype » du type sauce goma sésame. Mais finalement lorsque l’on s’aperçoit que la salade « Mama » se compose uniquement de concombre, radis, tomates, oignons rouges, œufs durs et salade Iceberg et est à 13,50€, on se dit qu’on aurait mieux fait d’aller au supermarché situé juste au bout de la rue. On aurait pu se procurer les mêmes ingrédients, la saveur en plus et le prix en moins. Et que dire des desserts ? Dame blanche, pana cotta, chocolat liégeois… quelle originalité. Seul le fondant au carambar se démarque.

Et le vin dans tout ça ? Il est resté bien sagement au fond de sa bouteille. Pour cela, nous remercions bien tendrement la serveuse aussi stupide qu’un bulot et aussi rapide qu’un chien estropié qui s’est royalement plantée et nous a servi un vin sec à 22€ au lieu d’un vin blanc sucré…

Bref, on ne reviendra pas non plus sur l’attente interminable avant d’être servi, la réactivité d’une limace de la serveuse étrangère avec son accent à couper au couteau et la note salée, très salée…

Je testerai bien le rooftop, les cocktails et les pizzas mais j’attends ma paye, il faut au moins ça pour diner cher et mauvais au Mama Shelter.

 

 

 

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Festival, la vitrine de tous les styles

L’été se termine et la saison des festivals aussi. Et oui ce week-end a eu lieu la fête de l’Huma, l’un des derniers grands rendez-vous musicaux de la saison. Le moment est donc venu de faire le point, notamment sur les festivals ayant eu lieu au cœur de la région parisienne (et oui faute de moyens, il apparaît difficile de courir après tous les festivals de France). Alors de Solidays et son organisation relativement merdique à Rock en Seine et ses groupes mythiques des années 90, que retient-on de cette cession 2012?

L’électro fait son show

S’il y a bien une chose que l’on a pu constater, c’est que les festivals ont vibré grâce à des groupes très électros. De Birdy Nam Nam à Metronomy pour les Solidays et de C2C, Brodinski, Agoria à Little Dragon pour Rock en Seine… Un régal pour les oreilles mais aussi pour les yeux, notamment avec le show visuel de C2C qui a envoyé du lourd. On retiendra également la prestation de Birdy Nam Nam qui nous a plus que comblé, nous envoyant au septième ciel et cela même s’ils ont été un peu décevants sur leur titre phare « Abesse ». Même le son de Caravane Palace, mélange d’électro et de jazz manouche nous a fait danser en plein cœur de l’après-midi, une pinte à la main. On vous le dit, 2012 fut un grand cru électro!

Du rock, encore et toujours

Malgré tout, le rock domine avec de vieux groupes qui perdurent. Alors que nous étions sûres d’avoir vu le meilleur concert rock avec Placebo, Green Day nous a transporté dans une ambiance euphorique et électrisante clôturant ainsi Rock en Seine de la meilleure façon qu’il soit. Fort heureusement peut-on dire car Noël Gallagher avait plutôt déçu la veille avec un concert en demi-teinte. Il faut le dire, la meilleure partie fut la dernière avec deux reprises d’Oasis. Mais le rock a aussi de beaux jours devant lui avec des groupes plus jeunes mais tout aussi survoltés tels que Bloc Party ou Black Keys qui nous en ont mis plein les écoutilles !

Une ambiance fashion

Mais le plus marquant fut sans conteste le défilé de modeuses lors de Rock en Seine notamment. Des talons compensés, des micros shorts, des vestes militaires, des plumes, des foulards en veux-tu en voilà… une fashion week sur trois jours au pays des festivalières. Les magazines et sites web ne s’y sont d’ailleurs pas trompé en y envoyant des photographes aux aguets prêts à shooter les looks les plus improbables ou les plus tendances. Imaginez plutôt : un couple aperçu mains dans la mains avec des talons aiguilles en plein milieu d’un terrain de boue pour la demoiselle et un petit short moulant, chaussures bateau et chapeau melon pour le jeune homme… de quoi se demander parfois lequel des deux était le plus efféminé.

Un public de plus en plus jeune

Je ne savais pas que les festivals accueillaient désormais un public aussi jeune. 14 ans max, c’est l’âge que devaient avoir les gamins prostrés devant la scène d’Orelsan aux Solidays. Et ce que l’on peut dire c’est qu’en les voyant lutter à travers le public avec leur mine défaite pour prendre l’air, ils ne devaient pas avoir bu que de l’eau… À 21h30, tout le monde était bourré.
Et comment ne pas parler de ces deux petites nanas d’à peine 15 ans gaulées comme des mannequins et maquillées comme des voitures volées, venues nous parler pour nous taxer un joint…
À douce jeunesse, où es-tu passée ? Pardon, je rectifie, à parents, où êtes vous passés ?!

Une critique, une remarque ?

 Depuis quand les festivals sont-ils devenus des repaires de modeuses et de gosses dépravés ?
Mais quelle question ! Depuis toujours en fait. J’ai juste pris de la bouteille et vois maintenant les choses autrement (merde, c’est triste de vieillir).

Visiblement, nous aussi nous avons un style bien à nous ... assez tout du moins pour nous faire prendre en photo.

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Vogue Fashion Night Out

vendredi, septembre 14, 2012 , , 0

Alors que certains sont scandalisés quant à l’ouverture de la boutique « Adopte un mec » qui expose des hommes en vitrine, peut-être est-il bon de faire un léger saut en arrière d’une semaine et de parler de la Vogue Fashion Night Out.

En effet, cet événement qui met en émoi toute la sphère féminine parisienne (surtout les demoiselles ayant beaucoup d’argent et des contacts influents dans le monde de la mode et des médias) a lui aussi eu son lot de surprises.

Mais pour commencer, qu’est-ce que la Vogue Fashion Night Out ? Et oui on va le préciser pour celles et ceux qui n’en n’ont pas entendu parler. C’est tout simplement un événement que l’on pourrait appeler « la fête du shopping » et qui a vu le jour à New-York il y a 4 ans à l’initiative d’Anna Wintour, la célèbre rédactrice en chef du Vogue US dans le but de relancer l’industrie de la mode.

Depuis, les plus grandes capitales s’y sont mises (21 cette année) : De Moscou à Londres en passant bien évidemment par Paris, tous les grands magasins ont ouvert leurs portes jusque tard dans la nuit avec des animations en prime pour leurs clients fortunés.

Le cœur du 1er arrondissement, la rue du Faubourg Saint-Honoré et ses alentours, étaient ainsi envahis par des hordes de fashionistas perchées sur des talons de 12. Mannequins, journalistes, créateurs, personnalités… la haute société parisienne y compris quelques intrus (cf Clara Morgane) se pressaient devant les devantures des boutiques de luxe qui n’avaient pas lésiné sur les moyens.

Alors que la boutique Marc Jacobs avait misé sur une séance de polaroids souvenirs, American Apparel avait réussi à avoir Lilly Wood and the Prick en tant que DJ tandis que pop corn et barbe à papa étaient distribués aux gourmandes privilégiées.

Car oui, pour pouvoir déambuler à travers les vêtements de luxe, un verre de bulles à la main, il fallait avoir une invitation, sans quoi vous vous faisiez refouler aussi sec. À monde cruel, toute cette richesse étalée dans les rues de Paris sans pouvoir y goûter. C’est comme un gâteau au chocolat avec lequel on vous narguerait les jours de régime, voir de gastro (j’aime le côté glamour de cette comparaison).

Mais qu’est-ce qu’on a pu voir à cette soirée en plus de cette déferlante de fric qui fait légèrement mauvais genre face au climat économique actuel ? Et bien on a pu y admirer la marque de cosmétiques Mac en train d’exposer ses mannequins en vitrine qui posaient pour les photographes.

Tiens donc ça ne vous rappelle rien ? Des hommes en vitrine contre des mannequins en vitrine ? Serait-ce la grande mode actuelle ? Les mannequins en plastique ne suffisent plus, il faut sans cesse innover, proposer toujours plus et faire du bruit. Que l’on soit une grande marque de luxe ou un site de rencontres, les techniques de communication sont semblent-ils les mêmes.

Finalement entre des mannequins anorexiques qui tirent la tronche face aux photographes et des mecs qui ne se prennent pas au sérieux, on préfèrera observer les apollons en vitrine car pour ça il n’y a ni besoin de carton d’invitation ni de sac Chanel sur l’épaule.

Alors, on y va ou pas à la prochaine édition de la Vogue Fashion Night Out ? Oui, enfin bien évidemment si on reçoit le précieux sésame qui nous y convie. C’est plutôt agréable de se sentir privilégiée, de se voir offrir des goodies et de se mêler aux mondains parisiens qui sirotent du champagne.

Malgré tout, lorsque le portefeuille ne suit pas, difficile de se sentir à sa place. Le comble, c’est tout de même de se dire que la Vogue Fashion Night Out devait à l’origine toucher tous les publics, et pas uniquement les plus fortunés. Et bien quand on voit cela, on peut se dire que le parie est loin d’être gagné tant on se sent en décalage. Il était si difficile de se fondre dans le décor que je ne me suis pas éternisée repartant vers mon petit chez moi avec pour seul souvenir, mon invitation sous le bras.

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Révolutionnaire ou régressif ?

« Adopte un mec », le site de rencontres des 20-35 ans qui connaît un succès fulgurant, a enfin sa boutique ! Certes elle n’est qu’éphémère mais elle connaît déjà un franc succès, ne serait-ce qu’auprès des invités conviés lors de son inauguration, Chantal Lauby et Bérengère Krief  en tête.

Situé au 19 rue des Halles, (rebaptisée la rue du Bonheur pour l’occasion), ce lieu temporaire de l’amour 2.0 est inratable, notamment par sa façade rose et noir, couleurs emblématiques du site. À l’intérieur ? Ambiance girly, atmosphère sucrée… un véritable cocon rose bonbon au design épuré et branché.

Mais rentrons dans le vif du sujet. Comment transposer le concept du site ? Est-ce que les femmes vont se balader à travers des rayons entiers d’hommes et les mettre dans leur panier ? Et bien c’est presque ça.

Des boîtes ont été placées dans les vitrines et dans la boutique afin d’y exposer plusieurs hommes, bien sous tout rapport, du moins physiquement. Geek, rockeur, surfeur, gentleman, aventurier… Mais cela ne sert qu’à vous appâter mesdames car bien évidemment vous ne trouverez pas des centaines d’hommes sous vitrines si vous comptez vous y rendre.

En réalité, la boutique expose, sur des pans de mur, des centaines de photos d’hommes inscrits sur le site. À vous de faire votre choix et de noter leur identifiant afin de pouvoir les contacter ultérieurement.

Vous trouverez également, dans certains endroits de la boutique, des portants de vêtements avec des cintres classés par style (barbu, tatoué…) et sur lesquels y sont accrocher des fiches produits. Chacune d’elle comporte la photo d’un célibataire, son âge, sa fonction, ses atouts, ses passions…

Il ne manque plus que le code barre, la date de péremption et le sigle « conforme aux normes européennes» pour que ces hommes deviennent des boîtes de conserves à déguster lors des soirs de pénuries. Saluons notre belle et chère société de grande consommation.

Mais la vraie fonction de la boutique, c’est le sous-sol design. Canapés et fauteuils meublent un espace cosy pour des rencontres intimes entre célibataires avertis. Un lieu sympa pour y fixer un « date » par exemple. De quoi dédramatiser le moment fatidique de la rencontre réelle.

Alors, que pense-t-on de cette boutique ?

→ Atypique, drôle, colorée, originale, décalée … bref, cette boutique transpose le site dans le réel et ça n’est pas pour nous déplaire.

Mais soyons réaliste, c’est surtout son côté éphémère qui renforce son côté attractif car sur le long terme, le concept pourrait devenir franchement douteux.

Mais qu’est ce que l’on en pense dans le fond ?

Pour les plus optimistes, « Adopte » révolutionne les rencontres et est en passe de devenir une véritable agence matrimoniale pour bobos branchés (mais loosers en amour ou en cul, tout dépend de l’utilité que vous y trouvez).

Pour les plus défaitistes, cette toute nouvelle boutique pourrait être comparée à une SPA humaine. À s’y méprendre, les ressemblances sont frappantes : des chiens (avec des puces) dans des cages contre des hommes (avec des morpions) dans des boîtes.

Enfin, certains et certaines d’entre nous y verront peut-être un espèce de Mcdo où il est possible de commander un homme maxi Best of Big Mac avec des tatouages en supplément. Possibilité de le consommer sur place ou de l’emporter, comme au drive. À vous de savoir à quelle sauce vous souhaitez déguster votre produit.

Alors concept révolutionnaire ou régressif ? À vous de choisir !


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